22 janvier 2006
AR en Valais
Hier, nous étions en Valais (j'avais oublié mes partoches, n'ai donc
pas touché au piano...) pour les 80 ans du Grand-papa de Did'. Vendredi
soir, j'ai oublié un de mes sacs dans le train, quelle bécasse ! Enfin,
peut-être me le retrouveront-ils, j'ai lancé un avis de perte sur le
site web. Donc samedi matin, c'était la course pour trouver des
chaussures et un petit pull remplaçants. Recherche couronnée de succès
(+2 autres pulls...) et on a embrayé sur la fête elle-même. Fondue
bacchus avec la fameuse sauce à l'ail et au persil du tonton. Ca a
beaucoup bu (fendant puis pinot noir), tout le monde était pompette,
surtout les tontons d'ailleurs. On s'est éclipsés vers 18:00 pour aller
saluer la venue d'un autre nouveau-né (c'est une épidémie en ce moment)
chez des amis. Un amour de bout d'chou, tout peinard, avec plein de
cheveux très noirs et une bouille toute mimie, ça nous a encore plus
attendris, le chéri et moi, surtout lui, il est absolument gaga des
bébés... Belledochemiche nous a dit à notre retour que la compagnie
était encore accoudée au bar du carnotzet de sa soeur à siroter des
bières belges, la fête avait continué sans nous. Mais la fatigue
aidant, on a bien dormi. Juste une petite barre au niveau des sinus.
Je
suis rentrée pour réviser (sous le ciel bleu quand même) et Did' a
retrouvé son compère S. pour aller skier. Ce soir, si tout se passe
comme prévu, fondue !
Lever samedi 21 janvier et vue sur la Bâtiaz
Cour des miracles
Je suis rentrée ce matin toute seule depuis Martigny, 2.75 h de train en changeant une seule fois. Et ai réussi à lire quelques pages de mon classeur de cours. Mais il y a vraiment de sacrés gens bizarres dans les trains. Tout d'abord, à Vevey est monté un vieux couple avec leur Poppy de chien, ça puait sec, ils parlaient fort et asticotaient sans cesse leur clébard. Pas mal élevé par ailleurs parce qu'il réagissait bien. Et puis à Lausanne, y'avait une grand mec saoul qui hurlait sur tout le monde, il est descendu à Bienne. A ce moment, est monté un vieux passablement décharné, trainant un chariot à roulettes, en chaussettes bariolées avec des doigts, dans des tongs, avec une sorte de chapeau-toque décoré d'un oiseau, son chien le précédant tranquillement. Il morigénait contre tout à chacun, s'est installé de façon spéciale. Il a mis une carpette sur le siège, s'est assis en tailleur et a commencé sa cuisine. Des longs piments, des piments d'espelette, des tomates, il épluchait, prémâchait, recrachait, taillait, passait au presse-ail, absolument charmant j'avais l'estomac tout retourné. Il devait être boudhiste je crois, il possédait du bon matos, un bel appareil photo, un sac hyper correct, un abonnement général de train, il n'était pas vraiment confus mais assez agressif. Il y a toujours du spectacle dans les trains...

