29 octobre 2008
Management suite
Ah bon, le petit plaisantin s'est calmé sachant que ses états de service en dépendaient. Nous avons eu une bonne conversation pendant laquelle il m'a d'ailleurs dit qu'il accepterait 10% de salaire en moins pour pouvoir rester. Oui, il était sur-payé. On verra bien ce qui s'ensort de son entretien avec mon boss (il m'a court-circuitée en le contactant et ça, je déteste. Misogynie de bas étage...). Mais je crois qu'on est d'accord pour dire que même avec moins de sous, ça ne va pas le faire.
Demain, c'est l'autre tire au flanc qui y passe. Lui nous a donné le bâton pour qu'on le batte. Serieux. Une fois dehors, je vais respirer de nouveau.
Et puis mon lieutenant s'est arraché un ligament en jouant au foot. Et ma planeuse a une infection de l'estomac. Bref, je viens de passer une semaine adorable à remplacer deux de mes trois employés directs, à faire la clôture du mois et à rédiger nos process pour l'audit ISO qui a lieu fin novembre. ZEN que je suis.
Ma petite fille peut hurler comme elle veut, on m'appelle nerfs d'airain. De toute manière, c'est la plus belle et la plus chouette du monde. Nous avons remis le point sur le i de compromis avec Did' ce WE et du coup, plus aucune trace d'amertume, c'est reparti comme en 40.
Doudou mon petit frère, tonton et parrain de Mininous, est ici pour une semaine et nous a concocté d'aériens muffins poire-baileys. Mon soufflé polenta-champignons était quand à lui très mangeable, aurait frôlé le sublime si 1. je n'avais pas trop salé (tout mon contraire d'habitude) 2.la polenta avait été cuite à coeur. Pour les habitants de la suisses, vous aurez deviné que j'ai piqué les recettes Betty Bossi d'octobre à Belledochemiche...
Mininous avec sa coiffure dessous de bras...
Ah et puis il neige dehors. Oui nous sommes le 29 octobre. Mais j'ai craqué pour un chouette manteau-veste en laine Cop'Copine (sans parler de la tunique et du pull-chemise, hem) alors je suis parée pour les températures négatives.
La première semaine de décembre, je vole vers les USA pour le boulot en faisant une halte à Toronto. Avez-vous des recommandations pour les impondérables à voir en une journée? Le 30 novembre donc.
15 octobre 2008
La corse dans l'assiette
Début septembre, Mininous a passé une semaine sans nous chez mes parents et nous avons pu nous évader en Corse. Franchement, je ne pensais pas que ce serait aussi difficile de se réhabituer à meubler ses journées sans petite fille et sans boulot. Toute désemparée que j'étais. Et pas de bisous du soir et d'ange à regarder dormir. Pas de stimulation intellectuelle autre que de mater les paysages. Et puis pas moyen de faire beaucoup de sport avec cette satanée entorse que je me suis faite. Oui, j'ai eu confirmation que c'était une entorse mais aujourd'hui, 5 semaines plus tard, ça fait toujours aussi mal...
Donc bon, je n'étais pas au top pour apprécier l'île de beauté. On s'est concentrés sur le Nord. Arrivée à Calvi, Pigna et la route des artisans, l'Ile Rousse, Porto, Corte, une journée GR20, Ponte-Leccia, St-Florent, le Cap Corse, Macinaggio, Bastia et ferry pour Nice. Dodo camping chaque soir et donc, on s'est fait plaisir avec les restaus... Entre autres:
Après coup, c'était bien chouette mais à part quand on se dorait la pilule sur la plage et que je pouvais lire tout mon soûl (ce que j'aurais pu faire n'importe où en vacances), je n'ai pas su apprécier sur le moment...
Calvi
à Pigna (ou St Antoninu)
en attendant que le soleil se couche sur l'Ile Rousse
depuis Capu Rossu
sur le GR20 au-dessus de Haut Asco
Tyrotrekking après la fia ferrata installée par In Terra Corsa dans la vallée de l'Asco
Je mets le lien parce que l'encadrement était très sympa, la via super pour la débutante que j'étais et les 8 tyroliennes de min 150m de long pour redescendre la petite vallée parallèle extras!
plage du désert des Agriates
Parce que c'était les vacances et qu'on a pu se baigner et s'aérer, c'était bien. Et du coup, la Corse où il y avait tout ce dont on avait besoin, ça tombait pile poil. Mais je ne suis pas tombée raide dingue du lieu. Probablement parce que nous avons tout le temps bougé et que nous n'avons pas rencontré de gens.
Management mon c..
Après avoir dit au revoir à mon temp' payé en lingots d'or (le prix de la flexibilité), voilà t'y pas qu'à 16:22 l'employé modèle licencié m'appelle pour me dire que finalement il ne reviendra que lundi et pas demain. Qu'il est malade. Oui, parce que depuis une semaine, il récolte des fraises à Pétaouchnok... Mais bien sûr qu'il est malade, après tout ça m'est égal, mais pourquoi il ne pouvais pas me le dire ce matin pour qu'on organise son remplacement? Et lundi, j'ai home office, pas moyen d'avoir la conversation qui tchue pour lui botter l'arrière-train. Vraiment, j'ai donné une pitchenette dans un nid de guêpes. Qu'est-ce que ça va donner quand j'y balancerai mon pied d'ici la fin du mois? Aaaaaaaaaahhhhhh!
14 octobre 2008
Nan mais vous y croyez vous?
Dans le cadre du grand ménage de mon équipe commencé avec l'embauche d'un lieutenant à la rescousse, j'ai licencié un gars la semaine dernière. Qui ne s'y attendait pas du tout. Il a du prendre une semaine de congé pour récupérer... Autant dire que ça m'a mis dans la panade parce qu'il fallait bien que quelqu'un fasse son boulot.
Et voilà t'y pas que mon collègue de la prod arrive ce matin et me demande si je compte priver cet employé de son téléphone portable professionnel jusqu'à la fin de son préavis. Je lui dit qu'il est possible que j'envisage cette possibilité puisque j'ai dit depuis le début que c'était injustifié et que les 200CHF de facture mensuels sont à 90% des coups de fil perso. Je demande pourquoi quand même. Il me répond que cet employé harcèle la barmaid de notre Stammkneipe (celui où on boit des coups après le boulot quand on n'a pas de train à prendre, un gosse à récupérer, une femme/un homme à rejoindre...) à 5h du mat, par SMS, avec ce tél. pro.
Je savais que ce ne serait pas facile avec lui. Mais quand même. Il a 40 ans!
C'est quoi mon métier? Garde-chiourme...
Pour dire, c'est plus "simple" de licencier quelqu'un en Suisse. Il faut bien évidemment respecter le préavis (de 1 à 6 mois selon l'importance du poste) mais pas besoin de faute grave ou de raisons économiques, on peut donner congé à quelqu'un qui n'a pas sa place dans son équipe ou qui n'a pas fait ses preuves question performances. Bien sûr, je préfèrerais donner point par point, précisément, tout ce qui n'a pas fonctionné. Comme dit mon nouvel arrivant, je suis trop gentille mais quand ça explose, ça explose, il faut que je m'habitue à documenter toutes ces erreurs, toutes ces tâches non faites que j'ai fini par effectuer moi-même, tous ces jalons manqués qui ont conduit la personne à la porte. La Suisse, ça gagne peut-être bien, mais c'est la jungle.
Et dans mon cas, la refonte n'est pas terminée. J'en ai mal au ventre à l'avance, mais comme j'ai commencé, autant boire la coupe jusqu'à la lie...


