25 janvier 2007
Par le pouvoir
du crâne ancestral, je détiens la force...
Oui, je viens de gagner à Tayü, notre jeu de labyrinthe...
Tout de suite, je suis bien plus d'humeur... et pourtant, ça me crispe, les débats politiques. Les François s'expriment face aux Français en ce moment même. D'accord pour écouter les candidats et leurs comparses développer leurs avis séparément, bien plus énervant de les entendre se chiper les idées, rebondir sur le tohu-bohu, parler de bilans (alors que j'estime difficile de dégager une véritable influence avec des gouvernements qui restent moins de trois ans en place), et la cerise, écouter les idées socialistes pour serrer le budget et jongler avec des théories économiques fumeuses. Il est tout de même intéressant de noter les efforts pour ratisser large, lutter pour les travailleurs tout en raccrochant les wagons pour ne pas sembler débarquer de la Lune . Ah le si mirifique bilan de la réduction du temps de travail. Bref, je suis une française de l'étranger, je vis dans un havre de paix (mais pas un éden social, attention), de voir tout ça de loin, ça me fait toujours autant me sentir de droite... Et pourtant sans grande affinité pour Sarkozy. Plus pour un des François de ce soir, ou un Alain déchu-revenu, une Michelle énergique "vieille France", ou des ministres bien choisis qui je l'espère accompliront un bon boulot avec leur cabinet. Pour moi, le président de la République est assez symbolique. Notre pote A. me réprimanderait, c'est vrai. Il a bien plus de pouvoir que ça. Les cohabitations diverses me laissent cette impression forte. Et la vision de la vie politique suisse avec leur présidence de la confédération "tournante" et l'obligation de consensus (sur trublions remueurs de bonnes/mauvaises idées enfouies), c'est idéal pour un petit pays comme ici.
Petit parallèle helvétique
Avec mon salaire net suisse, j'atteins presque le palier des gens riches en France... Je suis une chanceuse qui a un niveau de cadre moyen mais qui pointe, en travaillant dans l'industrie.
Par contrat, mon temps de travail est de 41h/sem. (il était de 42h dans mon ancienne entreprise), j'ai 21 jours de vacances par an, 10 jours fériés.
Mon bilan fin 2006, sachant que je suis employée depuis mai chez Nework (14 jours de vacances et 6 jours fériés à mon compte): il me reste 7jours de vacances (je suis partie une semaine début septembre, deux semaines fin décembre) et 30h de récupération. Soit 109h d'heures "sup", une moyenne de 9h de travail par jour. Evidemment, j'aime mon boulot, je ne porte pas de grosses charges, je ne suis pas juchée en haut d'une grue par -10°C, très peu de tâches répétitives abrutissantes. Bref, une privilégiée avec le sentiment de la reconnaissance de mon travail. En France, je serais hors-la-loi et montrée du doigt parce que pas assez productive (employée à 100% qui n'arrive pas au bout de sa tâche en 39h avec 35jours de RTT-vacances). Oui, j'ai contact de près ou de loin avec une 20aine de collègues par jour, une petite centaine de produits, une 20aine de fournisseurs, 1-2h de réunion, 5-15 conversations téléphoniques, 15-50 e-Mails, dans le désordre.
Evidemment, je suis envieuse des "acquis sociaux", surtout ceux qui permettent à une mère de travailler à plus de 70%. Mais vraiment, je préfère ma situation actuelle, malgré la chèreté de la vie, avec une fiscalité foncière peu encourageante (pour une fille de "promoteur", petite française élevée dans l'idéal de la propriété, c'est dur), une immense "taxe au mariage" (30% d'impôts supplémentaires pour nous deux mariés par rapport à nous deux vivants ensemble), avec une franchise de 2500CHF pour mon assurance maladie (tant que je n'atteins pas ce seuil en dépenses non liées à un accident, j'assure de ma poche)...
Bref, j'attends mes bulletins de vote... et vais me coucher sans avoir parlé du film d'hier et de notre non-kebab. Une autre fois.
Et pour Chicago, je suis repreneuse de renseignements, on y restera un samedi soir et un dimanche matin au retour, si on réussit à s'extirper du Michigan! Kitsune, les escales, ça compte pour du beurre... Genorb, merci pour ta fidélité, je m'adressais à ceusses qui ne lisent pas!
06 août 2006
Sport à gogo
Le week-end dernier, on a fait:
- de la trottinette de montagne pour descendre le Niederhorn, de Vorsass à Beatenberg, au-dessus du lac de Thoune
un paysage enchanteur donc et le plein de soleil
- le col de Susten en voiture à se dire qu'on aurait pu être en vélo, à regarder fondre le glacier
- le col de Lucmagner à vélo (mon chéri s'est fatigué à faire l'Oberalp avant pour aller à mon rythme ensuite. Je déplacais la voiture entre-temps.A l'arrivée, après 981m de dénivelé, j'étais assez fière...

- Sans parler de la nuit qu'on avait passé à Andermatt auparavant, dans un B&B des années 30 qui n'a pas beaucoup changé depuis...
- Et on a connu le repos du guerrier à Vals, là d'où vient l'eau Val*ser, dans les thermes rénovées tout en pierre grise, avec des bains chaud-froid, digne de la plus belle douche écossaise! Etonnant ce village perché qui vit des touristes égarés et de l'embouteillage de son eau de source, les chauffeurs de camions étant super expérimentés pour parvenir à tout descendre dans la vallée!
Et ce matin,
- on a fait de la grimpette! Au parc Aven_ture d'Aigle, un truc à recommander à tous les fanas de cordes, de lianes et de Tarzan. Bon, nous étions un peu plus crispés au début mais on y a passé 3h et on était ravis au final.
La mise en jambes:
pas encore très rassurée
jusqu'aux anneaux texans, en toute décontraction et le pont de singe masteurisé!

Bon, on est quand même à 20-30m du sol mais ce n'est pas le plus impressionant. On est tellement concentrés et puis il y a les mousquetons qui nous assurent tout du long. Mais quand même, on se cramponne, on ne veut pas lâcher prise...
Et la détente, ce sont les tyroliennes, surtout celle de la fin, hyper longue
A notre âge, nous restons actifs... Hum!
02 août 2006
De mariage
Samedi, nous sommes arrivés juste à temps pour le mariage d'un collègue de thèse de Didoune. Mon chéri s'est occupé de leur petite fille qui a pleuré d'entrée dans le temple, il s'est donc évadé sous le soleil et a loupé le sermon un peu longuet et en suisse allemand. Ensuite, apéro et félicitations aux mariés dans le parc du château au bord de l'eau (on était à Thun) au son des:
eh oui, la mariée est fan de tout ce qui se rapporte à l'Ecosse!
La vue était idyllique et nous n'avons pas coupé au lancer de ballons, tradition fort jolie mais fort polluante à mon goût!
Pour les privilégiés, la suite du programme devait être une balade sur le lac en bâteau mais le gouvernail de celui-ci ayant rendu l'âme deux semaines auparavant, nous avons eu droit au plan B, pas plus mal d'ailleurs puisque le bâteau, je connaissais, ceci pas:
Le repas fut émaillé de sketches, petits concours, discours, etc. Pas très copieux mais fin et bien choisi. A minuit, on a commencé de danser. Me voici avec la fille aînée de la mariée. Je comprends pourquoi la photographe m'a mitraillée dans le parc, je devais avoir les couleurs les plus flashs de l'assemblée! J'adore cette petite robe qui a coûté à elle seule presque la moitié de ma garde-robe (oui, j'ai pris un coup de soleil aussi...)
Vers 3h, nous avons rejoint notre B&B (chez les Hänni à Thun) et avons somptueusement dormi et profité d'un bon petit dèj' qui a fait office de sandwichs pour le pique-nique tellement il y avait de quoi faire! La suite du WE plus tard...
18 juillet 2006
Une première réussite
j'ai réussi à envoyer quelques photos de mon téléphone sur mon ordi. Je commence à trouver les trucs pour la liaison dentbleue...
La semaine dernière, alors que nous revenions du fitness avec C., nous avons eu la surprise de voir qu'ils avaient décroché la statue de Nikki de St Phalle de la verrière de la gare... Effectivement, vu la poussière, y'avait besoin d'un coup de ménage.
En tout cas, c'est immense et impressionant.
On a décidé de se motiver pour aller au fitness minimum une fois par semaine, il faut voir si on tient le coup. Si oui, je prendrai peut-être un abo à l'année (qui est en partie remboursé par notre caisse maladie)...
09 juillet 2006
Plus de détails
De toute manière, il y a trop de klaxons pour que je puisse dormir,
alors autant raconter un peu ce que je deviens ces derniers jours!
Au
boulot, toujours autant de stress, j'ai beau avoir été rassurée par mes
chefs, ce n'est pas simple de se faire respecter, surtout des
fournisseurs qui n'en font qu'à leur tête. En plus, quand je peux enfin
téléphoner aux USA, les bureaux sont vides, plus personne pour
contresigner mes commandes, du coup, j'éclaircis au téléphone et je
conclus le lendemain... Enfin, c'était Independance Day la semaine
dernière, ils étaient relax, aussi.
Vendredi, gros raout à Nework
parce qu'on s'est fait racheter par notre principal concurrent ce qui
aboutit à une super puissance dans son domaine, et à une certaine
restructuration de nos entités. Avant décembre, rien ne se passera pour
le site suisse, mais nos collègues amerloques sont sommés de dégager,
ce qui corse encore nos relations, je dois avouer que ce ne doit pas
être bien drôle...
Les collègues sont assez sympas, on mange
toujours aussi bien, je vais peut-être me commander un bureau
téléscopique pour bosser parfois debout, et en tous cas un cale-pieds,
parce que je ne mets pas les pieds à terre de ma chaise.
Sinon, ce week-end, escapade en amoureux à Bad Ragaz, séjour
chouchoutage offert par Didoune pour mon anniv'. Hier, on a fait une
petite rando, commencée sous la bruine, achevée au soleil. On a visité
les anciens thermes de Pfäfers, la source d'eau chaude surtout, qui
passe par les gorges de la Tamina, très très impressionant.
C'est
normal que ce soit tout noir, c'est très encaissé, notre APN ne voulait
pas fonctionner et le temps était couvert...Enfin, dans toute la ville,
il y avait une expo de sculptures, vraiment chouettes
Nous avons très bien mangé au restaurant Rössli, qui contrairement à ce que
son nom le suggèrerait, n'était pas une taverne traditionnelle suisse,
mais un endroit sobre, un design un peu à la japonaise, pour une
cuisine fine, inventive et d'obédience italienne.
La chambre
réservée dans l'hotel wellness a tenu ses promesses, spacieuse, de bons
lits, une déco 100% Ikévoussavezquoi classique. Nous avons bien petit
déjeuné, Did' avait ensuite RdV pour une massage, je me suis prélassée
dans la piscine après avoir fait un détour au hammam. Puis mon soin du
visage avec épilage des sourcils, oui madame, la première fois que je
confiais mon nez plein de points noirs à une esthéticienne, c'était à
mi-chemin entre la torture et le ravissement sous couche de crème...
Lecture
et jacuzzi à deux, puis mon massage, avec une huile chocolatée. Ca m'a
mise raplapla, d'autant que nous avons sauté le repas de midi. Train
pour Zürich et arrivée à la maison pour voir Federer gagner (la Suisse
qui gagne, de temps en temps...) et se mitonner un bon repas pour
attaquer la finale d'un bon pied. Eh ben je la finis sur les genoux,
cette journée chouchoutage! Ca allège le porte-monnaie, mais c'est
délicieux. A refaire!
Encore un symbole suisse...
04 juillet 2006
A chier!
ah la la, ce n'est toujours pas fini et voilà qu'Allemagne Italie se continue sans buts... Pffff! Commercialement, les petits suisses n'avaient lésiné sur rien. Alors, pour tous ceux que la coupe du monde de foot fait suprêmement ch... Didoune vous a trouvé une solution (sans faire exprès, hein, ils étaient en promo)
Trilingue évidemment !
L'APN déconnant de plus en plus, je n'ai pas réussi à faire une photo potable, mais donc, voici LA devise en schwitzerdütsch:
Sinon,
soirée charmante: en rentrant du boulot hop, sur les vélos pour une
expédition au lac d'Hallwil, trempette délicieuse après 17km à haute
température, casse-croûte roborratif, et retour à toute berzingue, dont
une pente à 16% (pas longtemps, quand même, j'ai déraillé à la base
seulement). Je suis fourbue mais contente!
17 juin 2006
Ambiance coupe du M.
La position du chéri. Parfois, il sort des hurlements déments de ce grand corps de sauterelle. Et là, je suis contente d'être aux abris dans mon bureau...
11 juin 2006
Titrée!
Vendredi soir, pour mon anniv', cérémonie de remise des diplômes d'acheteurs au grand Hotel Bellevue à Berne, celui qui est presque accolé au Palais Fédéral. C'te classe! Bref, j'ai fait une jolie grimace à la photo en serrant la main du chef des examens, ma maman était montée à temps du Sud (elle vient faire son "tour de Suisse" familio-touristique) et Did' avait même fait le déplacement. C'était sympa, y'avait une animation musicale, le quatuor à vent de l'orchestre symphonique d'Argovie, des petits discours qui heureusement ne se sont pas éternisés, un chouette apéro et un dîner simple mais goûtu. Melons-avocat en entrée, filet de boeuf (très tendre) avec haricots et patate à la crème aigre, glace et mousse à l'abricot, mignardise et café. Le cadre surtout valait le coup, on a bien discuté à table, entre "collègues acheteurs". Oui, c'est un titre officiel et il est bien précisé que seuls les détenteurs du diplôme peuvent s'en réclamer...
Mes copines d'étude m'ont offert une petit vase-bol empli de chocolats, j'ai été très touchée par cette attention! Did' m'a organisé un WE en amoureux à Bad Ragadz, on verra ça mi-juillet... Mes parents, un abonnement et une bouteille de côte de Provence et une bouteille de Champagne qui m'a l'air bien bonne. Et Badouille, comme à son habitude, entre autres, un bouquin que j'ai déjà, nan, je blague, il avait prévu la quantité. Je suis curieuse de voir ce que donnera la "biographie" de la Castafiore d'Albert Algoud... J'ai déjà dévoré le dernier albums de Rats de Ptiluc, les dessins me plaisent beaucoup, le scénar un peu moins, j'étais habituée aux petites saynètes de "Faces de rats"... Mais à la relecture, je vais affiner ça.
Tiens, ça me fait penser que j'ai finie de relire "Ein perfekter Freund" de Suter ("un ami parfait"), ça m'a autant plu que la première fois même si des bribes se sont évadées de mon souvenir pour gâcher un peu le suspense... Je reste curieuse d'en voir le film, l'ambiance est tellement suisse, voir zürichoise, que ça doit être bizarre. Mais l'intrigue peut effectivement facilement se transposer. Il manquera cette ambiance...
Ah et le WE au châlet fut ensoleillé, reposant, un peu frisquet pour l'eau, mais on en a quand même profité. Samedi soir, repas au Bâteau, filets de perche obligés, miam, on s'est régalés. Le Saint-Amour de midi avec la grillade nous a quant à lui ravi et a encore fait jaser Didoune "oh, tiens, un Beaujolais buvable, c'est bien la première fois" alors que j'ai encore 2-3 bouteilles de bon à la cave, on le boit juste trop frais d'habiture. Pour l'apéro, un chouette St Véran, quand même c'était un peu MON week-end, on a bu "de chez-moi".
Juste pour illustrer, ce n'est pas formidable, juste pour les belles couleurs qui nous ont ravi deux jours durant:
Aujourd'hui, le lac était très agité et sa température n'a pas dépassé les 16°C mais hier, à 18°C, j'ai pu faire quelques brassées, ça faisait du bien. Je me rends compte que j'aime vraiment nager, mais je n'ai jamais le courage d'aller à la piscine, surtout quand on peut profiter d'un tel cadre en été!
28 mai 2006
Foot toujours 1
C'est le week-end, il fait grisouille, on s'occupe comme on peut.
Après un footing, le ménage etc. est venu la télé sur le planning.
Comme il y a eu deux matchs amicaux hier et que je me suis remise au
point de croix, j'assiste mon chéri dans sa lourde tâche de supporter
quand la Nati joue - la Nati, c'est l'équipe de Suisse - ou de blâmeur
râleur quand c'est au tour de ces sales frouzes de courir après la
balle. Ca fait toujours un peu mal de l'entendre huer les vaillants
joueurs de mon pays qui, eux, ont déjà gagné une coupe du monde, quand
même, bien que ce jour-là je me trouvais au Brésil, je ne le
regretterai jamais assez. Enfin bref, pour le distraire, je fais plein
de commentaires et étale ma science footballistique, glanée lors de
conversations entre collègues, dans l'Equi pe magazine etmême récemment
dans Annabelle, eh oui, faut pas qu'on ait l'air trop cruches,
d'ailleurs, voilà Monsieur Johann Vog[u]el, le capitaine de la Nati,
une bonne tête de vainqueur
07 mai 2006
Merci!
ah, Monsieur Geluck, vous avez tout compris!
Trouvé dans "Le succulent du Chat" ed.Casterman



