Bisaëlle

Une vie saine et tranquille, trop paisible pour être intéressante. Avec parfois des images de vaches.

02 octobre 2006

Cartons dans la cave...vidés!!!!

Yeah, yeah, a y'est, on a vaincu l'hydre déménageage!

Le revêtement de sol de notre nouveau chez-nous est immondasse (autant dire que c'est du ciment avec des petits cailloux, lissé, soit-disant robuste mais qui s'en est pris plein la gueule avec notre chtis meubles) mais he he, on n'y voit pas la saleté puisque c'est normal qu'il n'ait l'air de rien!

Photos à suivre, je suis en train de démarcher pour les différents accès téléphoniques, internétiques etc. Là, je viens de retrouver mon travail chéri après 3 jours d'encartonnage, démontage de meubles, jetage de 160kg d'autres merdouilles (total 280kg!), transportage de tout ceci dans la banlieue zürichoise où nous avons installé nos pénates, hissage au 3ème (avec ascenceur), remontage des meubles, déballage des cartons, et endormissement hier soir avec un putain de sentiment de devoir accompli qui n'est pas désagréable...

Spéciale dédicace aux amis qui ne me lisent pas mais qui ont savamment orchestré 1. l'utilisation optimale des 16m3 de la camionnette, merci J. le jurassien, 2. hissé et transbahuté pleins de kilos de choses absolument indispensables (si si, le reste je l'ai jeté, je vous dis!), merci S. et P. les valaisans, 3. remonté (sens 1. dans l'appart', sens 2 avec les vis et le marteau) les meubles, merci A. le frouze.

La nouvelle cuisine m'a l'air pas mal. Enfin, commentaires avec photos sous peu. Là, faut que je bosse. Nan mais sans blague...

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18 avril 2006

histoire de vigne

eh ben, je sens qu'on va encore longtemps acheter du vin avant de vendanger du château palmiers!
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14 juillet 2005

Lieux suite 12

Au bord du lac de Neuchâtel:

en face de Neuchâtel, la famille de ma mère possède un châlet sur pilotis au bord du lac. Sans électricité, sans eau chaude, bouteilles de gaz et cheminée dehors pour cuisiner, assez de place pour caser plein de gens à la bonne franquette.

J'y ai appris à nager, fait des centaines de circuits de voiture en sable, cherché des verres de terre pour la canne à pêche (pour les brêmes, poisson que nous ne mangions que si nous l'avions nous-même pêché), organisé des anniversaires pluvieux mais avec plein de gens, chanté des trucs à boire, fait des expéditions en barque, appris à faire de la planche à voile, nettoyé les feuilles mortes dans les gouttières, fait le nettoyage pour l'ouverture de printemps, etc.

De sacrés bons moments passés là-bas. Mon grand père a acheté le châlet de leur association de je sais plus quoi fin des années 50, c'était une ancienne baraque de pêcheurs qui figure sur toutes les vues aériennes depuis...?! Avant qu'il y ait l'eau courante, l'hiver il fallait pelleter les restes de WC et les amener dans le marais, la roselière derrière. Les paysans fauchaient les roseaux comme fourrage, enfin c'est ma maman qui m'a raconté de quand elle était petite.

Avant, on y accédait à pied, par un sentier dans les roseaux. Il y a une grosse quinzaine d'années un chemin de berge a été aménagé pour qu'on puisse passer en voiture. Entretemps, beaucoup d'autres châlets ont poussé, les voisins ont rogné sur notre terrain de toute part, enfin notre concession, parce que le sol appartient au canton. Nous avons juste encore la place de remonter la maison en cas de nouvelle correction du niveau des lacs. L'hiver, l'eau monte sous la maison et s'il fait vilain en été, on ne peut des fois plus passer en voiture parce que la route est inondée et puis le moteur aussi et faut appeler un tracteur.

Ce que j'apprécie le plus, ce sont les couleurs du matin, le clapot de l'eau sur les pierres de la berge en s'endormant, les grillades partagées entre amis, la sérénité du lieu et évidemment, la mini-plage au pied de l'escalier... Tout les amis qui sont venus ont trouvé le coin paradisiaque. Les râleurs sont ceux qui se rasent au rasoir électrique et les forcenés de la douche chaude.

Donc, évidemment j'aime beaucoup ce lac (et les lacs en général) mais c'est aussi parce que je suis une grande privilégiée  les pieds dans l'eau. Et beaucoup de gens ne trouvent pas ça juste, c'est vrai que la plage municipale n'est pas bien belle, et à priori n'importe qui peut poser sa serviette sur notre bout de plage parce qu'il ne nous appartient pas. Avec le chemin, les maisons qui étaient plus en retrait laissent l'accès libre à l'eau et aux pontons aux passants, mais nous et beaucoup de "maisons" ensuite, non. Le chemin aboutit sur une impasse, la roselière protégée, les cyclistes ne peuvent boucler leur circuit. Donc, tôt ou tard, il va falloir démolir (à nos frais bien sûr) pour laisser place à tout un chacun. Je connais des voies sur berge hyper agréables, à Morat, à Zürich, à Hallwil. Si on peut installer des sortes de bains publics (avec douches, "terrasses", WC) OK, ça vaudra le coup. Mais pitié pas une décharge à ciel ouvert qu'il faudra nettoyer et entretenir à grands frais !

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13 juillet 2005

Faut bien rêver...

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C'est super gnan gnan mais c'est mon coin de paradis sur terre, voué à disparaître dans les 5 ans et ça m'enrage et ça m'énerve mais il n'y a rien à faire, on préfère voir les berges à l'abandon, se passer d'impôts locaux et payer des gens pour l'entretien des rives et laisser en revanche les touristes semer leurs papiers gras sur la plage municipale, qui vont bien évidemment laisser nicher les zoiseaux tranquilles... Mais je ne suis qu'une humaine minable et privilégiée qui défend son coin sans penser aux autres, oui ça doit être ça... Je ne pourrais pas être communiste...

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21 juin 2005

Lieux suite 11

Comines (FR):

pour mon Projet de fin d'études, j'ai choisi de rester en France et il y avait une possibilité non loin de Roubaix ce qui me permettait de rentrer à l'appart' tous les soirs. Papa m'a filé sa vieille Safrane, c'était la grande classe.

Bref, je me rendais tous les jours dans une entreprise de tressage familiale à Comines, avec des vraies chtimies comme employées, avec le patois et tout. Absolument terrorisées par leur patronne. C'est comme ça qu'après 3 ans, je me suis enfin familiarisée avec le parler ch'ti, pour mon plus grand bonheur. La ville est à cheval sur la frontière belge, alors je la passais pour acheter des chocolats... le trajet m'enchantais, la campagne du Nord qui se réveillait. J'ai découvert les ventes depuis la ferme.

Et en revenant du festival des cerfs-volants de Berck sur mer, la voiture nous a lâché, comme ça, sur la bretelle d'arrivée. dépannage, verdict piteux pour une voiture à essence avec plus de 300'000 bornes, réparations bien trop chères pour moi. Le trajet en vélo était long, les transports en commun encore plus, bref après avoir bousillé la voiture de Skinheur (boîte de vitesses) et employé plus que de raison celle de Neutz, Janou m'a aidé à en dénicher une d'occase. Et c'est tombé sur Titine. Qui a planté dès la deuxième sortie, heureusement sous garantie puisque je l'avais achetée dans un garage. Bref, en plus du PFE foireux, j'ai eu toutes les merdes du monde avec mes véhicules, jusqu'à mon vélo qui me fut fauché sur le balcon le WE du 1er mai... Mais j'ai terminé mes études. Et je garde un bon souvenir de cette p'tite ville du Nord avec tous ses cas sociaux, les sourires édentés et les accents délicieux.

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17 juin 2005

Lieux suite 10

Battice, Liège, Verviers:

quand on est en école d'ingé en France, on doit faire un certain nombre de stages. Et à l'ENSAIT, c'était première année, stage technicien-ouvrier (là j'étais au Brésil) et 2ème année, stage ingénieur... au même moment, je faisais mon semestre d'études à aachen, alors il a fallu décomposer en deux temps. Et je suis partie en belgique, non loin de la frontière, pour quand même assurer un petit suivi depuis l'Allemagne. Et ai atterri à Battice. Non loin de Verviers donc non loin de Liège. Bref, un bled, mais avec une grosse usine et un centre de recherche. Une équipe formidable.

Forcément, c'était pas super joli, surtout en arrivant en février. Ciel plombé, briques noircies, neige, grisouille, assez déprimant. Mais j'ai logé dans une famille super avec une chouette maison. Un couple sicilien-hollandaise avec deux grandes filles, lui ouvrier dans l'usine et elle secrétaire chez un marchand de matos agricole... Y'avait de l'ambiance et des distractions pas trop poussées, cuisine, ménage, balade en alfa, repas dans la famille, télé, télé et surtout, la mère adorait le scrabble alors j'étais aux anges. Et puis j'ai eu un vélo pour aller travailler, j'ai appris à connaître les combines pour se déplacer en train pas cher (le go pass pour les moins de 25 ans), des collègues m'ont invitée et puis y'a eu carnaval.

On est allés avec des potes voir le défilé de la mi-carême à Stavelot, les Blanc-moussy avec leurs grandes perches avec des harengs pas frais et des panses de truie gonflées, le canon à confetti et surtout surtout l'auberge du mal-aimé, le repaire de Guillaume Appolinaire. Ca s'appelait le carnaval de la Laetare. La région de Spa est très verte et moins industrielle que celle de Liège.

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Verviers, ça suffisait pour m'approvisionner en bonbecs, en mimolette et en réglisses salés. Oh la la, je me demande si finalement je ne pourrais pas résumer ma "vie", non plus par les lieux mais par l'évolution de mes goûts culinaires... parce que lorsque je pense aux réglisses salés, au fromage Vieux Lille, aux fabuleuses mimolettes vieilles (nan nan, c'est pas du cheddar insipide, même si c'est orange !). Mais c'était aussi une ancienne ville lainière, textile, donc sinistrée comme Roubaix et Mulhouse par exemple. D'après le site web, ils ont fait pas mal d'efforts et je me rappelle qu'il y avait plein de travaux.

En revanche, plus aucun souvenir de Liège, je me demande si j'ai vraiment visité... Faut dire qu'une fois de plus, j'étais là-bas pour travailler et que je revenais de temps à autres les WE à Roubaix pendant la première partie du stage et à aachen pendant la deuxième partie...

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L'été, c'était tout de suite mieux, j'ai découvert le péqué (l'alcool de genièvre, dire que je croyais que c'était une invention des Deschiens...), le blanc-coca (aarrrrrgggggggghhhhhh), y'avait des barbecue organisés partout, c'était juste dommage de devoir réviser pour les examens et partir en déplacement à Baden Baden (hôtel 4*) avec mon maître de stage. Comme j'avais assuré comme une bête, sur ce coup-là... On avait sacrément bien mangé et bu avec leurs clients, tiens ! Une petite française qui parle allemand, dans l'industrie, ça mettait de l'animation, d'autant qu'avec l'entraînement de la formation, ma descente avait du répondant...

Ah, si, y'avait ça à Battice, je me rappelle qu'ils avaient dit que c'était une grosse foire à bestiaux dans le temps. Le bâtiment était en face du centre de recherche.

Que des gens trop sympas, en plus ils avaient la bonne idée de ne faire qu'une bise pour dire bonjour, mais fallait faire le tour des 10 personnes du bureau le matin... Incontournable. Et la saucisse du mardi d'Emile, et gros Jacques, et les parties de volley avec vieux Jacques, celui de l'enroulement filamentaire, et puis le petit Léon qui pestait comme un fou, surtout quand j'ai coincé l'extrudeuse avec le matos fou proposé par Willy... Et puis, et puis... Je crois que la Belgique, c'est quand même plus les gens et le boire et le manger qui comptent, non?

Ah si, ce que j'adorais, c'était les panneaux "attention nid de poule" sur l'autoroute. Et même qu'une fois y'avait une voiture en feu. Et des embouteillages en face parce que tout le monde regardait, surtout avec le panneau "circulez, y'a rien à voir"! et le point négatif, le brouillard...

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01 juin 2005

Lieux suite 9

Aachen (Aix la Chapelle)

en 2ème année, j'ai testé le semestre d'études à l'étranger. Comme Cobaye. Parce que c'était la première fois que ça se faisait à l'ENSAIT. Et avec Schnitzzzz, on est partis bille en tête. Logés dans une des grandes tours à étudiants. Pour moi, c'était top, on était 16 sur un étage, 2 douches, 3 WC, une grosse cuisine et un lavabo dans chaque chambre. Enfin, la folie Erasmus... Même si on n'était pas encore dans le programme officiel, ni Socrates d'ailleurs, parce que les accréditations n'étaient pas encore arrivées. Et comme ville, surtout en semestre d'été, c'est l'idéal. Une vraie cité universitaire ! La plus grosse concentration de bars de la Ruhr, un centre piéton et pour vélos, des réducs partout, une histoire dense (ah, au passage, vu que c'était là qu'était basé Charlemagne, Karl der Grosse, en fait il est allemand, pas français, on va dire européen...) et une ambiance démente. A l'allemande bien sûr... Faut aimer la bière... Oh la la, je me suis tapé une des plus grosses murges de ma vie dans le bar de l'immeuble.

Et puis j'ai découvert le vin blanc doux nouveau, le Landliebe de 500ML à la noisette (c'est du yahourt), l'Erdinger, comment verser sa bière dans un verre d'un demi-litre sans faire trop de mousse, et surtout surtout les parties de Siedler von Katan avec mes collocs ! On avait une bonne ambiance sur notre Flur. On faisait des soirées, de grosses parties de volley, des barbecues.

Faut dire qu'avec seulement 16h de cours par semaine... mais nous étions des exceptions, nous devions passer 8 examens alors que la plupart n'en passaient que 4 ! D'ailleurs on s'est un peu plantés. Mais le semestre fut validé quand même, ils ont revu leurs points ECTS...

Depuis l'institut textile, on avait une belle vue sur le Dom et la vieille ville. J'ai sillonné les alentours à vélo, pour aller à Maastricht par exemple. Et Maman m'a prêté sa Super 5 rouge aussi.

De bons souvenirs... http://www.ita.rwth-aachen.de/newita/

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07 avril 2005

Lieux suite 8

Curitiba

En fin de première année, vu que j'ai des relations (disons un tonton qu'a pas mal voyagé), je suis partie en stage technicien-ouvrier dans une fabrique de chaussettes à Curitiba, Brésil.

Trop de la balle ! que je me dis. Si tant est que cette expression était déjà à la mode... J'achète les K7 de portugais-brésilien. Tudo bom ? Je ne dépasserai jamais la leçon 6... Et puis follement motivée, je m'envole.

J'atterris à Sao Paulo. Qu'est-ce qu'ils racontent, il fait pas si froid (c'est fin juin, donc le début de l'hiver) ! Je me balade toute seule en ville après m'être emmerdée une journée à un salon textile. Je prends le bus, le métro, comme une grande, je n'en reviens pas toute seule dans cette mégapole. Un petit tour au MASP pour une expo Dali. Et je me dirige vers le retour, l'estomac toujours vide parce que je n'ai pas osé goûter aux pastels vendus sur le bord de la route. Je me suis évanouie dans le bus ! Et pas au centre... On arrivait vers là où y'a plus du tout de goudron. Heureusement, c'était un étourdissement, les gens ont été très gentils et m'ont aidé à descendre. Dire que je suis rentrée dans le premier Mac Do qui s'est présenté. Là, je connaissais. C'est con, la mondialisation... Mais ça aide quand on est perdu. Et puis la nuit tombait (c'est mieux de pas être dehors à pied parait-il), j'ai pris quelques réserves dans un Mercadora et ai testé pour la première fois la Churrascarria,  restau de viande. Oh, que du bonheur! J'y ai mangé 5-6 fois en un mois et demi! Mais là, j'étais accompagnée par la femme du pote de mon oncle, qui possédait l'entreprise.

Et puis l'arrivée à Curitiba de nuit, j'ai une chambre pour moi toute seule. Le lendemain, il fait notablement plus froid, la ville est à l'intérieur des terres. Et j'apprends qu'il n'y a pas de chauffage dans la maison ! Le plus dur sera de se motiver à poser le pied dans la douche...

Ensuite, j'ai quand même bossé dans la petite usine mais ai vu pour la première fois une vraie skyline. Et puis je suis allée aux chutes d'Iguaçu et à Punta del Este un WE. Le paradis, les chutes d'eau. On a aussi pris la route des fleurs (en hiver y'a pas beaucoup de fleurs...) pour rejoindre l'océan, là pour une fois j'étais en T-shirt. Parce que mon premier achat au Brésil a été un pull en laine ! J'avais prévu le K-Way.

La ville de Curitiba est bien conçue, très humaine avec quand même 1.5 Mo d'habitants. Y'a un bus avec des couloirs réservés qu'ils nomment le métro du pauvre, super pratique pour éviter les engorgements. Le centre historique est réduit à sa partie congrue.

Je me suis tant bien que mal démerdée pour baragouiner. Faut dire que je regardais les séries américaines en VO avec sous-titres en portugais, alors ça m'a pas mal aidé.

Et surtout, je m'en suis mis plein de bide. Mmm, la feijoada, mmmm le barrodo...

Question contact, ça s'est très mal passé avec la bonne femme sur la fin, qui me reprochait je ne sais quoi et qui m'a interdit de mettre les pieds dans l'usine (alors que mon rapport de stage était enfermé dans l'ordinateur). Je n'avais plus d'argent, plus rien à lire, personne ne me parlait dans la maison, sauf la bonne... Elle m'a foutue dans le taxi, j'ai ensuite pris le bus de nuit jusqu'à Sao Paulo, rejoint l'aéroport et mendié ma taxe d'aéroport parce que le serveur pour les cartes VISA ne fonctionnait pas encore si tôt le matin... merci à tous les portugais (je voyageais sur TAP) pour leur gentillesse et leur compassion ! Noce tem un or dos reals per la taxa de aeroporto ? En gros...

Enfin, j'avais vécu un super mondial puisque c'était en 98... Les ouvriers, le lundi suivant la finale, alors qu'ils comptaient bien avoir un jour férié, pleuraient limite en me serrant la main. Toute la production était ralentie pendant le Mondial, que chacun puisse soutenir son équipe. J'ai eu le droit de faire la pause pour les matchs de la France et eux avaient ou la télé dans l'atelier pour les poules, ou partaient plus tôt quand le Brésil jouait ! Une belle expérience. Pipoca à gogo et feux d'artifices dans la ville à chaque but.

Depuis ce temps, mon oncle me fait toujours un peu la tête parce que je ne me suis pas forcée à fond pour apprendre le portugais (en un mois et demi! c'est que je bossais, moi, et par contre j'ai appris à faire des chaussettes, de la programmation à la réparation des aiguilles sur la machine et à l'emballage, merde quoi !) et je sais que la boite a fait faillite. Mais les brésiliennes, ce sont vraiment de grosses chiennes jalouses! Je n'allais pas lui piquer, son suisse de mari...

Mais je retournerais volontiers au Brésil, ça c'est sûr !

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10 mars 2005

Lieux suite 7

Roubaix

aaah le Ch'Nord. Voit'y pas que je réussis aussi le concours de l'ENSAIT que j'intègre en septembre 1998. Petite localisation rapide: mes parents vivent à Nice et l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles se situe à Roubaix, au Nord du Nord, à 10 km de la Belgique... Ben oui. C'était ça ou Strasbourg mais mon papa m'ayant dissuadée de devenir architecte (on ne devrait jamais écouter son papa, même s'il travaille depuis 25 ans dans les maisons et qu'il sait de quoi il parle), je me suis dit qu'ingénieur textile, après tout, ce serait peut-être bien...

Je débarque donc 1 jour avant la rentrée après une nuit de train, avec deux énooormes valises, 2 casseroles et un petit peu de vaisselle, histoire de tenir 2 mois 1/2 jusqu'aux vacances.

Question de pot, il faisait super beau sur Roubaix ce jour là, l'avenue Jean Lebas m'est apparue presque souriante, je n'ai pas remarqué les nombreux édifices murés... De toute manière, tant de brique à la fois, c'était le plus remarquable...

Pour le coup, ce sont les gens qui m'ont fait aimer les lieux. Remarquable. L'ambiance à l'école était formidable, je ne me suis pas fait agresser (y'a un mec qui disait toujours qu'il me raccompagnait mais il avait tellement la trouille qu'il restait dormir dans mon lit...) en trois ans et puis en général il faisait beau le WE ou nous dormions pour récupérer de semaines très agitées.

Le point de repère était le foyer et quelques appart' mythiques.

La première année, j'avais une chambrette fraîchement rénovée, enfin un proprio qui avait compris que c'était bien d'offrir autre chose que des taches de moisi comme perspective ! Mais bon c'était assez cher. Et puis y'avait au moins 10 min à pied pour atteindre l'école. Je me suis ensuite mise en colloc' avec une fille, à l'époque une super copine, qui s'est muée en pire ennemie. Mais on habitait dans 70 m2, un HLM avec tous les potes pas loin et un balcon.

Ils ont commencé à donner de sacrés coups de peinture à la ville sur la fin de mon séjour. La place Louise de Bettignies a pris plein de couleurs sur les façades. Ils ont aussi rénové la piscine pour en faire un chouette musée totalement original, y'avait les magasins d'usine pour les vêtements, les friches industrielles investies par des artistes (la braderie de l'art, dommage que j'ai été fauchée comme les blés) ou des pépinières d'entreprises. Et la médiathèque à hanter.

Le plus chouette pour découvrir la région, c'était le rallye découverte organisé chaque année par deux volontaires de l'école. J'ai beaucoup aimé les Flandres, même sous la pluie.

Ce furent trois belles années, et la ville avait beau être sinistrée et plutôt "dangereuse", elle avait son charme...

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07 février 2005

Lieux suite 6

Les Issambres:

quand ils sont arrivés dans le sud, mes parents ont acheté une mini-maison de 45m2 dans un chouette lotissement en haut des Issambres. J'y ai organisé des réveillons, des soirées et on a bien profité de la piscine. Quel plaisir d'arriver de Cluny ou du Chnord pour se faire bronzer ou de manger sur la terrasse en février avec une belle vue sur la mer ! Evidemment, tant que j'étais à Toulon, c'était souvent la destination du WE, avec révision de méca entre 2 plongeons...

Et puis, il y a 2 ans, ils ont décidé de construire sur une parcelle restée libre dans le même lotissement... Quelle entreprise ! Une grosse villa jumelée avec mon oncle avec une belle vue. Les matériaux qui se faisaient voler sur le chantier, les portes qui ont disparus avant de les avoir réceptionnées, une temps pourri pendant les fondations avec des ravinements qui ont tout anéantis.

Et puis le palais est lentement sorti de terre. Quel bonheur ! Mes parents y habitent à plein temps, la région est déserte hors vacances et la luminosité est superbe...

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